Bilan de 30 jours de folie

Ça y est, c’est fini.

Ver­dict pour cette pre­mière année où je me frot­tais au NaNo­Wri­Mo :
31 987 mots.

Ce mois de novembre fut intense : je n’avais jamais autant écrit en si peu de temps. Et pour­tant, je n’ai pas l’impression d’y avoir pas­sé tant de temps que cela. Il faut dire cette année, le NaNo tom­bait bien : c’était l’un des mois de l’année où mon emploi du temps pro­fes­sion­nel était plus allé­gé. J’ai eu beau­coup plus de temps libre pour écrire, et sans ce temps sup­plé­men­taire, je n’aurais sans doute pas écrit autant. Mon emploi du temps de la der­nière semaine du mois de novembre fut plus char­gé, et dans le même temps, ma moti­va­tion bais­sait en chute libre.

Tout au long du NaNo­Wri­Mo, j’ai ren­sei­gné scru­pu­leu­se­ment une feuille de tableur Excel, ain­si que les sta­tis­tiques de mon compte sur le site nanowrimo.org, ce qui m’a don­né de jolis gra­phiques mon­trant les évo­lu­tions du nombre de mots écrit.

La quan­ti­té était cen­sée être pri­mor­diale sur la qua­li­té. J’ai fait de mon mieux pour évi­ter de me relire et ne pas trop me poser de ques­tions sur les dif­fé­rentes for­mu­la­tions que j’avais en tête. Si je m’étais vrai­ment tenu à cette règle, j’aurais sans doute pu écrire davan­tage encore. Mais pri­vi­lé­gier la quan­ti­té sur la qua­li­té, écrire le plus pos­sible, le plus vite pos­sible n’a pour moi aucun sens si l’histoire que j’écris ne res­pecte pas les règles que je me suis fixé. C’est peut-être pour cela que je n’ai pas pu faire de words wars (chal­lenge de 30 minutes entre nano­teurs) : ce concept me blo­quait lit­té­ra­le­ment, je ne me voyais pas capable d’écrire le moindre mot dans ces condi­tions, dans le cadre du NaNo.

Ma moti­va­tion fut assez inégale tout au long du mois. Les douze pre­miers jours, ça allait. J’ai en fait eu le temps de ter­mi­ner l’histoire que j’avais pré­vue, et à laquelle j’ai trou­vé un titre : Le crime par­fait n’existe pas. Mais être arri­vé là alors que nous n’étions même pas à la moi­tié du mois ren­dait la réus­site du NaNo impos­sible… Les règles sont claires : il s’agit d’écrire un roman ou alors les 50 000 pre­miers mots d’un roman en un mois, celui de novembre. À la limite, on peut écrire plu­sieurs his­toires reliées par un même thème. Mais il se trouve que moi, je n’avais rien pré­vu d’autre !  J’ai bien essayé d’écrire une autre enquête poli­cière met­tant en scène mon per­son­nage prin­ci­pal, mais sans trame pré-éta­blie, je ris­quais de fon­cer dans le mur. Pour moi, la concep­tion d’un roman poli­cier n’a rien à voir avec celle d’un roman fan­ta­sy. Alors j’ai déci­dé de pas­ser à autre chose, qui n’avait rien à voir avec la pre­mière his­toire. Sans cela, j’étais contraint d’arrêter le NaNo pour cette année. Je me suis donc réso­lu à deve­nir un “Nano Rebelle”: c’est-à-dire faire fi de cer­taines des règles.

Arthur-Pyle_How_Arthur_drew_forth_ye_sword
Arthur Pyle, “How Arthur drew forth ye sword”

Après avoir fouillé dans les dos­siers de mon disque dur, j’ai res­sor­ti un vieux pro­jet qui me tient à cœur puisque s’inspirant de la légende arthu­rienne. Les Chro­niques de Win­noc sont (seront) un ensemble d’histoires se suc­cé­dant et retra­çant la vie des rois de Bre­tagne (des touts pre­miers aux touts der­niers). J’avais dres­sé un plan pour une par­tie de ce pro­jet il y a long­temps, et ce NaNo m’a per­mis d’écrire et de déve­lop­per ce que j’avais ima­gi­né.

Mais je me suis arrê­té à la moi­tié de ce que j’avais pré­vu d’écrire pour ce pro­jet, à une semaine du 30 novembre. En réa­li­té, je n’ai pas exac­te­ment rien écrit ces der­niers jours, mais le nombre de mots était trop ridi­cule pour que je rem­plisse mon “word­count”. Pour­quoi ce chan­ge­ment de rythme ? La fatigue peut-être, le manque de moti­va­tion, l’envie de faire autre chose, le fait que le seul “wri­ting bud­dy” que je connaisse IRL ait tou­jours eu son word­count bien infé­rieur au mien (n’est-ce pas, Marie-Camille)… Le blog­ging m’a man­qué. J’avais envie d’écrire autre chose, mais je culpa­bi­li­sais quand je n’écrivais pas pour le NaNo.

Heu­reu­se­ment, avec le NaNo­Wri­Mo, il n’y a que des gagnants : si je n’avais pas par­ti­ci­pé à cet évé­ne­ment, je n’aurais jamais autant écrit en si peu de temps (oui, je sais, je l’ai déjà dit). Et puis, le NaNo m’a mon­tré ce dont j’étais capable. Je me lan­ce­rai bien dans un pro­jet Brad­bu­ry dans un futur proche. Pas 52 nou­velles en 52 semaines, comme l’a fait Neil Jomun­si, mais plu­tôt 12 nou­velles en 12 mois…

J’invite ceux qui vou­draient décou­vrir mes écrits à s’inscrire à la news­let­ter. Une publi­ca­tion en feuille­ton est pré­vue en jan­vier. Je me laisse le mois de décembre pour relire et cor­ri­ger tout cela.

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