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C’est le titre d’un pro­jet de livre en cours. Et celui-ci avance très vite, beau­coup plus vite que tous les autres. En fait, une sor­tie est même à espé­rer avant la fin de l’année.

On entend sou­vent que l’Histoire ne sert à rien, sinon à ennuyer les élèves. A quoi peut bien ser­vir de connaitre ce qui s’est pas­sé il y a des cen­taines d’années ? Connaitre les dates de Louis XIV n’aide pas à décro­cher un entre­tien d’embauche. L’Histoire appa­rait bien trop sou­vent comme une dis­ci­pline inutile. Il est temps de la dépous­sié­rer et de la réha­bi­li­ter en lui redon­nant sa fonc­tion pre­mière : com­prendre le monde d’aujourd’hui.

A tra­vers les réponses de cent ques­tions, vous pren­drez conscience que l’Histoire se retrouve là où on ne l’attend pas. Décou­vrez ain­si 100 ques­tions sur notre pré­sent trou­vant leurs réponses dans notre pas­sé. Ce livre ne se veut pas ennuyeux, au contraire, son ton est léger, ce qui ne l’empêche pas de trai­ter chaque ques­tion avec sérieux et de four­nir des réponses basées sur le fruit de solides recherches.

Voi­ci, en avant pre­mière, un extrait : “Pour­quoi les Bre­tons n’habitent pas en Grande-Bre­tagne ?”

Pour­quoi les Bre­tons n’habitent pas en Grande-Bre­tagne ?

Ou pour­quoi la Grande-Bre­tagne s’appelle-t-elle ain­si ? On n’a pour­tant jamais enten­du par­ler de « grands-bre­tons ». Petit retour en arrière. Reve­nons au temps où la Grande Bre­tagne s’appelait encore… la Bre­tagne.

Nous sommes au Ier siècle. L’empire romain arrive à son apo­gée, repous­sant les limites ter­ri­to­riales de l’empire. Même la grande île située au nord de la Gaule, la Bri­tan­nia, est désor­mais sous domi­na­tion romaine. C’est un tel exploit pour l’empereur Claude, que le Sénat lui octroie le sur­nom de Bri­tan­ni­cus, sur­nom qu’il trans­met­tra à son fils.

La Bre­tagne est alors peu­plée de tri­bus celtes dont la roma­ni­sa­tion est dif­fi­cile. Les résis­tances sont fortes, l’île connait beau­coup de révoltes contre l’envahisseur romain au départ, la langue latine n’a que peu de suc­cès et la conquête de l’île n’est jamais com­plète. Les Pictes, au nord, repré­sen­te­ront tou­jours une menace, contre laquelle les empe­reurs Hadrien et Anto­nin édi­fièrent cha­cun un mur.

A par­tir du IIIème siècle, les inva­sions des Angles et des Saxons com­mencent ; les Bre­tons ou Brit­to-Romains se retranchent à l’ouest (dans l’actuel Pays de Galles, ou en Cor­nouailles) ou au sud : en Armo­rique (actuelle Bre­tagne conti­nen­tale), voire en Galice (au nord de l’Espagne). Alors que l’empire romain d’Occident est sub­mer­gé par les inva­sions et s’effondre, les Anglo-Saxons s’installent défi­ni­ti­ve­ment dans ce qu’on appelle désor­mais l’Angleterre, tan­dis que la Bre­tagne armo­ri­caine devient l’un des der­niers bas­tions de la culture celte et romaine en Europe.

© Jérôme Verne

Pour­quoi les Anglais roulent à gauche et 99 autres pour­quoi de l’Histoire devrait sor­tir en décembre en ver­sion papier uni­que­ment. Il sera dis­po­nible à la vente sur Ama­zon.

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