Nanorebelle un jour, nanorebelle toujours

J’avais évo­qué sur ce blog l’an der­nier ma par­ti­ci­pa­tion au NaNo­Wri­Mo, ce curieux chal­lenge que se lancent à eux-même les par­ti­ci­pants : écrire un roman de 50 000 mots en un mois (celui de novembre). Il s’avère que ce mois de novembre 2014 fut sans doute celui où je fus le plus pro­li­fique de toute ma vie, même si je n’ai pas atteint le seuil fati­dique des 50 000 mots, et même si je m’étais accor­dé quelques liber­tés avec les consignes offi­cielles.

Jusqu’il y a quelques jours, je n’avais pas l’intention d’y par­ti­ci­per cette année : l’an der­nier, les cir­cons­tances m’étaient favo­rables, j’avais davan­tage de temps libre à consa­crer à ce défi que les autres mois (et que le mois à venir). Quand on sait d’avance qu’il nous sera impos­sible de réus­sir, à quoi bon se lan­cer dans une telle entre­prise ? Mais le NaNo, c’est quand même un moyen d’avancer à grands pas.

Pourquoi ne pas être plus régulier ?

Pour­quoi écrire plu­sieurs dizaines de mil­liers de mots en novembre et presque rien ensuite ? Car ne le cachons pas, je n’ai pas écrit grand chose cette année, depuis la fin du NaNo der­nier. À ma décharge, j’ai tout de même rédi­gé un mémoire de recherche de 37 672 mots. J’ai aus­si enta­mé la publi­ca­tion de Orle­nian, des Contes et légendes de l’Archipel Jano­rien et de Le crime par­fait n’existe pas. Cette publi­ca­tion com­prend une étape de relec­ture et donc de réécri­ture. J’ai aus­si déci­dé de repar­tir à zéro dans l’écriture de Sto­ne­henge (la suite de Orle­nian), en adop­tant un point de vue à la pre­mière per­sonne.

Un bon com­pro­mis serait sans doute d’augmenter sa régu­la­ri­té et d’écrire un nombre mini­mum de mots par mois. Je suis un fan des tableaux Excel et des gra­phiques. Sans doute parce que j’aime voir les choses évo­luer, pro­gres­ser. Sur mon ordi­na­teur, je dois avoir une dizaine de fichiers Excel que je com­plète ou consulte régu­liè­re­ment. Le der­nier que j’ai créé me per­met de sur­veiller mon rythme d’écriture, en m’indiquant ma moyenne jour­na­lière pour le mois en cours. Je n’ose pas indi­quer les chiffres pour les mois de sep­tembre et d’octobre, tant ceux-ci sont ridi­cu­le­ment bas. Mais pour­tant, ce fichier Excel pour­rait être un bon moyen de conser­ver une régu­la­ri­té et de l’apprécier tout au long de l’année.

Mon programme de Nanorebelle

Si je me lance dans un NaNo cette année, ce n’est pas pour écrire 50 000 mots, ni pour écrire un roman entier, ni pour en ter­mi­ner un. Si je me lance dans le NaNo cette année, c’est pour acqué­rir une régu­la­ri­té dans l’écriture, un peu plus sou­te­nue que pour les mois sui­vants. L’an der­nier, j’avais une moyenne de 1000 mots par jour (pour le seul mois de novembre, hein !). Compte tenu de mon emploi du temps cette année, je vais me fixer un but de 500 mots par jour en moyenne, ce qui devrait me per­mettre d’écrire 15 000 mots pour ce mois de novembre. Mes objec­tifs sont peu ambi­tieux, mais plus faci­le­ment attei­gnables. Mieux vaut viser bas que ne rien viser du tout.

Cette année, je vais pour­suivre deux pro­jets enta­més il y a long­temps : Sto­ne­henge (la suite de Orle­nian) et Les Chro­niques de Win­noc. Dans les deux cas il s’agit de fan­ta­sy plus ou moins his­to­rique. Le pre­mier se situe au XVIIIe siècle prin­ci­pa­le­ment, mais aus­si à d’autres époques ; le second se situe au Ve siècle si l’on consi­dère uni­que­ment la par­tie qui m’occupera au mois de novembre.

 

Et vous ? Par­ti­ci­pe­rez-vous au NaNo ? Quel est votre pro­gramme pour cette année ? Serez-vous un nano­re­belle ou bien sui­vrez-vous les consignes à la lettre ?

Cré­dit pho­to : Gotham

 

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