Il n'y a pas de bons ou mauvais livres...

Déma­go­gique, comme titre, non ?

Je vais être plus modé­ré alors.

De mauvais livres

Soyons clairs, en ce qui me concerne, il y a plu­sieurs choses qui me font fuir d’emblée lorsque je com­mence un livre indé.

1. Une cou­ver­ture moche.

Si l’amateurisme trans­pire de votre cou­ver­ture, je ne m’approcherais pas plus du roman. Je me dis que si son auteur néglige à ce point la pré­sen­ta­tion, le conte­nu doit être du même aca­bit.

2. Une faute d’orthographe ou de typo­gra­phie dès le pre­mier para­graphe.

L’orthographe, c’est la base. Si vous ne vous êtes pas relus avant de publier votre texte, pour­quoi quelqu’un d’autre vous lirait ? Les erreurs d’orthographe sont, comme pour la cou­ver­ture, un signe d’amateurisme de la part de l’auteur. Bien sûr, il y a une tolé­rance. Quelques erreurs dis­si­mu­lées dans le roman pas­se­ront inaper­çues. Nous en trou­vons même dans les romans édi­tés à compte d’éditeur.

3. La condes­cen­dance de l’auteur

Par­fois, l’auteur croit son œuvre tel­le­ment géniale (même si elle com­porte des erreurs d’orthographe et une cou­ver­ture moche) qu’il se sent obli­gé de mettre en garde le lec­teur d’un éven­tuel pla­giat. Cette atti­tude me fait d’autant plus sou­rire lorsque l’œuvre en ques­tion est elle-même le résul­tat d’une sorte de pla­giat.

Trouvé sur Wattpad
Trou­vé sur Watt­pad

Repre­nons.

Des livres

Si l’on excepte les œuvres où l’on retrouve ces démons­tra­tions d’un ama­teu­risme cer­tain, il n’y a pas de bons ou mau­vais livres. C’est ce que j’ai fini par com­prendre.

3d00oxtksdJusqu’à il y a quelques années, un livre deve­nait bon ou mau­vais selon le juge­ment d’un petit groupe de per­sonnes, les cri­tiques lit­té­raires. Notons bien qu’au sein de ce groupe, des désac­cords pou­vaient avoir lieu.

Aujourd’hui, la démo­cra­ti­sa­tion du réseau inter­net a per­mis à tous de s’exprimer vers le monde entier. Nous sommes tous deve­nus des cri­tiques lit­té­raires. Lorsque l’on regarde les com­men­taires pos­tés sur un même livre sur Ama­zon, on constate que ceux-ci uti­lisent toute l’échelle de nota­tion, du plus dithy­ram­bique au plus mépri­sant, en tout cas pour les livres les plus lus.

Lorsque je lis les com­men­taires pos­tés sur un livre que j’ai moi-même lu, je m’aperçois que ceux-ci sont jus­ti­fiés. Les argu­ments tiennent tous la route, mais résonnent d’une manière dif­fé­rente en cha­cun de nous. Par exemple, pour le roman Des mil­liards de tapis de che­veux, d’Andreas Esch­bach, cer­tains trou­ve­ront que le rythme beau­coup trop lent, le chan­ge­ment récur­rent de per­son­nages seront rédhi­bi­toires et les empê­che­ront d’élever ce livre au rang de chef d’œuvre. D’autres juge­ront sa fin déce­vante, alors que c’est jus­te­ment le dénoue­ment qui fait sa force pour la majo­ri­té des lec­teurs.

Nous avons des avis dif­fé­rents parce que nous sommes des per­sonnes dif­fé­rentes.

De bons livres

Les bons livres, pour vous, c’est ceux qui vous plai­ront. Dans l’absolu, il n’y a pas de bons livres. Pas plus que de mau­vais livres. Il y a des livres qui plaisent et d’autres qui ne plaisent pas. Alors s’il vous plait, biblio­thé­caires, libraires, pro­fes­sion­nels du livres ou lec­teurs, ces­sez de dire “c’est un très bon livre” ou “c’est un mau­vais livre” ; dites plu­tôt que vous avez trou­vé que c’était un bon livre ou que vous n’avez pas aimé ce livre.

Cré­dit pho­to : Nata­lie Col­lins

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