Féminiser les noms communs n’est pas un signe de parité

Bonjour à toutes et à tous !

NON ! Voilà bien une chose qui m’exaspère à mesure que je rencontre ces aberrations grammaticales. Pourquoi ajouter systématiquement un marqueur féminin ? “Bonjour à tous” suffit amplement. Le mot “tous” inclut tout le monde, les hommes comme les femmes. Inutile donc d’ajouter des marques du féminin entre parenthèses, comme on le voit souvent, sous prétexte de renforcer l’égalité entre les sexes. “Bon courage à tou(te)s” n’a pas lieu d’être.

La discrimination n’est pas là où on le pense

Ce n’est pas “le masculin qui l’emporte sur le féminin”. Le “masculin” n’a pas pour seul but de qualifier des noms masculins, il qualifie également les noms féminins lorsqu’ils sont groupés avec d’autres noms masculins. Lorsqu’il n’y a pas de genre particulier, on utilise aussi le masculin.

En fait, le masculin n’est pas vraiment du masculin. Les académiciens distinguent deux genres, un genre marqué (le féminin) et un genre non-marqué. Comme son nom l’indique, le genre non-marqué peut s’appliquer à tous, tandis que le genre marqué ne concerne qu’une catégorie de personnes / choses.

Il y a quelques temps, je travaillais au sein d’une équipe exclusivement féminine, et habituée à l’être. Les manières de nous apostropher m’excluaient souvent de fait : les mots “toutes” et “chacune” étant employé un peu trop souvent. Imaginons maintenant le cas inverse : une femme travaillant dans un milieu exclusivement masculin. Se sentirait-elle exclue par l’utilisation des mots “tous” et “chacun” ? Non, puisque ces mots-là ont une valeur neutre, ils n’ont pas de genre ici.

“Professeure, auteure… constituent de véritables barbarismes”

Et c’est l’Académie française qui le dit. Ces mots désobéissent aux règles de féminisation des noms communs (qui sont complexes et découlent des racines latines de chacun de ces noms). Et l’Académie de conclure ainsi: “Le choix systématique et irréfléchi de formes féminisées établit au contraire, à l’intérieur même de la langue, une ségrégation qui va à l’encontre du but recherché”. Je ne peux que vous renvoyer aux liens sus-cités pour en savoir plus sur la féminisation des noms de métier et des grades et titres.

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