Le masculin ne l'emporte pas sur le féminin

Bonjour à toutes et à tous !

NON ! Voi­là bien une chose qui m’exaspère à mesure que je ren­contre ces aber­ra­tions gram­ma­ti­cales. Pour­quoi ajou­ter sys­té­ma­ti­que­ment un mar­queur fémi­nin ? “Bon­jour à tous” suf­fit ample­ment. Le mot “tous” inclut tout le monde, les hommes comme les femmes. Inutile donc d’ajouter des marques du fémi­nin entre paren­thèses, comme on le voit sou­vent, sous pré­texte de ren­for­cer l’égalité entre les sexes. “Bon cou­rage à tou(te)s” n’a pas lieu d’être.

La discrimination n'est pas là où on le pense

Ce n’est pas “le mas­cu­lin qui l’emporte sur le fémi­nin”. Le “mas­cu­lin” n’a pas pour seul but de qua­li­fier des noms mas­cu­lins, il qua­li­fie éga­le­ment les noms fémi­nins lorsqu’ils sont grou­pés avec d’autres noms mas­cu­lins. Lorsqu’il n’y a pas de genre par­ti­cu­lier, on uti­lise aus­si le mas­cu­lin.

En fait, le mas­cu­lin n’est pas vrai­ment du mas­cu­lin. Les aca­dé­mi­ciens dis­tinguent deux genres, un genre mar­qué (le fémi­nin) et un genre non-mar­qué. Comme son nom l’indique, le genre non-mar­qué peut s’appliquer à tous, tan­dis que le genre mar­qué ne concerne qu’une caté­go­rie de per­sonnes / choses.

Il y a quelques temps, je tra­vaillais au sein d’une équipe exclu­si­ve­ment fémi­nine, et habi­tuée à l’être. Les manières de nous apos­tro­pher m’excluaient sou­vent de fait : les mots “toutes” et “cha­cune” étant employés un peu trop sou­vent. Ima­gi­nons main­te­nant le cas inverse : une femme tra­vaillant dans un milieu exclu­si­ve­ment mas­cu­lin. Se sen­ti­rait-elle exclue par l’utilisation des mots “tous” et “cha­cun” ? Non, puisque ces mots-là ont une valeur neutre, ils n’ont pas de genre ici.

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