Facebook n'est pas une veille d'informations

Face­book n’est pas une veille d’information ou du moins ne l’est plus.

Pour une uti­li­sa­tion effi­cace d’Internet en tant que moyen d’information, rien ne vaut une veille. Qu’est-ce qu’une veille ? Par­fois, on épingle une page en l’ajoutant aux “marques-pages” ou aux “signets”, et on revient la consul­ter à l’occasion. S’il s’agit d’un blog, on y lit alors les nou­veaux articles parus. Par­fois on n’y lit rien du tout, car rien de neuf n’a été publié depuis notre der­nière visite. Veiller, c’est res­ter à l’affut de l’information sur le sujet qui nous inté­resse, grâce à divers outils.

facebook-twitter

Face­book per­met, grâce aux “pages” de res­ter infor­mer de l’actualité de cer­tains sites. Le prin­cipe de départ cor­res­pond bien à ce qu’on attend d’un outil de veille. Sauf quand Face­book sélec­tionne les “posts” qui s’afficheront dans votre fil d’actualité. Sa poli­tique com­mer­ciale oblige les admi­nis­tra­teurs de “pages” Face­book à payer pour être vu par tous ses “likers”. Face­book limite aus­si le flux d’information dif­fu­sé par le fil d’actualité (qu’il soit issu des pages ou des amis Face­book) : si toute l’activité de ses amis et des pages aimées était retrans­crite sur son fil, l’utilisateur se las­se­rait et ne vien­drait plus sur Face­book. C’est le pos­tu­lat qui a conduit la firme à opé­rer une sélec­tion des posts en fonc­tion des don­nées qu’elle aura pu col­lec­ter sur vous.

Twit­ter est le grand adver­saire de Face­book, et pour­tant il ne voit pas le réseau social de la même manière. On dit par­fois que Twit­ter est un site de “micro-blog­ging”: les uti­li­sa­teurs sont limi­tés à 144 carac­tères pour chaque post, et ce n’est vrai­ment pas beau­coup. La dif­fé­rence fon­da­men­tale entre Twit­ter et Face­book, c’est que Twit­ter n’opère aucune sélec­tion. Tous les posts appa­raissent dans le fil d’actualité, au risque que celui-ci soit tou­jours bien rem­pli depuis la der­nière visite. Twit­ter est davan­tage adap­té à la veille que Face­book, car il n’introduit pas la notion d’ “ami”. Vous sui­vez des per­sonnes sans que celles-ci soient obli­gées de vous suivre à leur tour. Vous sui­vez des per­sonnes parce que ce qu’elles publient vous inté­res­se­ra, ou parce que vous sou­hai­tez être main­te­nu au cou­rant de leur actua­li­té.

RSS-Icon

Enfin, une veille d’information passe par l’utilisation des flux RSS. Il arrive que les blogs que l’on suit ne sont pas pré­sents sur les réseaux sociaux. Avant l’ère de Face­book et Twit­ter, le flux RSS exis­tait déjà. Il repose sur le même prin­cipe que Twit­ter ou Face­book, sauf que les “posts” sont rem­pla­cé par les nou­veaux articles des blogs sui­vis. La lec­ture des flux RSS néces­site l’utilisation d’un agré­ga­teur de flux. Ne sou­hai­tant pas ajou­ter une appli­ca­tion sup­plé­men­taire à consul­ter régu­liè­re­ment, je vais opter pour le flux RSS inté­gré dans mon navi­ga­teur Fire­fox : un clic sur des bou­tons créés dans la barre per­son­nelle me per­met­tra de voir les titres des nou­veaux articles des blogs sui­vis, sans for­cé­ment s’y rendre.

3 Replies to “Facebook n'est pas une veille d'informations”

  1. Si la règle a du sens, elle reste pénible car pena­lise poten­tiel­le­ment les audiences. Ceci étant, avec twit­ter, on est vite noyé dans le bruit de fond ! Vive le rss pour la veille !
    🙂

    1. Seul le RSS péna­lise poten­tiel­le­ment les audiences. Mais quant à moi, je ne lirais jamais un article dans un agré­ga­teur de flux, je pré­fère le lire à la source.
      Pour Twit­ter, je ne suis pas encore noyé, peut-être parce que je ne suis pas encore beau­coup de monde.

      1. Hel­lo,

        A mon sens le RSS ne péna­lise pas du tout (je te rap­pelle que tu peut mettre uni­que­ment un extrait à dis­po­si­tion via le RSS plu­tôt que l’intégralité). Je pré­fère lire à la source aus­si, mais le RSS me per­met de voir (en règle géné­rale) si l’article va m’intéresser ou pas.
        Pour Twit­ter, il faut faire le ménage régu­liè­re­ment pour na pas être trop pol­lué. Mais il reste impos­sible de tout lire (à moins d’être en per­ma­nence des­sus, ce que je me refuse)..

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