De la qualité des oeuvres et du libre arbitre

Le fait est que chaque œuvre possède une certaine valeur, liée à sa qualité. Et cette dernière peut être très variable. Mais comment juger de la qualité d’une œuvre ? À son succès auprès du public ? Certainement pas. Logiquement, si toutes les œuvres de qualité avaient de francs succès, il y en aurait plus. A contrario, si les œuvres mauvaises ne rencontraient pas leur public, nous en serions épargnés.

Contrairement à certaines idées reçues, il n’y a pas de “genre de bas étage”. La SF ou la fantasy sont souvent mal considérées car elles sont supposées obéir à des règles, respecter des schémas-types, qui leur enlèvent toute originalité. La contrainte d’un genre spécifique est effectivement l’utilisation de certains codes. Pourtant, les romans / films / séries de SF / fantasy ou de tout autre genre ne sont pas tous identiques, et sont loin d’être réservés à un public d’attardés ou de marginaux. Au contraire, les genres sus-cités permettent au lecteur d’appréhender le monde d’une autre manière, de soulever bien des questions, sans doute davantage que la littérature “blanche”.

“Bienvenue à Gattaca”, film de SF qui fait réfléchir sur l’eugénisme

En ce qui me concerne, je “consomme” de tout, y compris des œuvres classées comme des sous-produits. Ce n’est qu’après avoir vu / lu l’œuvre en question que je me forge mon opinion sur celle-ci.

Les bibliothèques ont vocation à ne pas privilégier un genre plutôt qu’un autre. Toutefois, il y a bien un type d’écrit qui est mal considéré et que les bibliothèques refusent presque systématiquement : les livres dérivés de films ou séries. D’une manière générale, on observe souvent que les œuvres dérivées d’une œuvre originale sont créées pour la manne financière qu’elles sont supposées rapporter… au détriment de leur propre qualité. Le public ciblé par ces produits dérivés sont les spectateurs déjà convaincus par l’œuvre originale, et ne pourront pas attirer de nouveau public.

Les romans de l’univers étendu de Star Wars : exemple typique des œuvres dérivées sur commande

Et pourtant, j’ai été amener à lire ce genre de livres. Ce que j’y ai trouvé est de qualité variable… tout comme le reste de la production éditoriale. Aucun chef d’œuvre trouvé parmi ces œuvres dérivées, mais beaucoup de bonnes idées, et des recherches approfondies.

L’appréciation de l’art, comme de tout le reste d’ailleurs, repose parfois sur des idées reçues, des codes, des règles à respecter.

Et pourtant… des œuvres sensées appartenir à une catégorie réservée aux classes populaires s’avèrent parfois dépasser les attentes de tous (Game of Thrones), ou s’affranchir du carcan imposé par le genre (Les aventures du jeune Indiana Jones), ou au contraire l’exacerber (Pacific Rim).

Pacific Rim : un film de bourrin ?

 

Et pourtant… le jugement porté sur une œuvre varie avec le temps. Combien d’œuvres furent blâmées à leur sortie avant de connaitre une renommée (inter)nationale, et se hisser au rang de classique ?

Concernant la culture, ne faites confiance à personne. L’art est une affaire de cœur et est propre à chacun. Prenez le temps d’appréhender l’œuvre, de prendre du recul et de vous faire votre propre avis. N’ignorez pas pour autant les avis des autres, ils peuvent se révéler être des pistes intéressantes. Veillez toutefois à ne pas prendre pour vrai tout ce que disent les autres. Personne ne détient la vérité absolue, et chacun peut changer d’avis à tout moment, sans en être blâmé pour autant.

Crédits photo: Bienvenue à Gattaca, (c) Columbia Pictures, 1997

Collection de romans Star Wars

Pacific Rim, (c) Warner Bros., 2013

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